Sophie Duplain

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Peinture intuitive et gestuelle

Un bon défouloir ... Abstraction totale mais grande concentration. Intention ou pas, la véritable vocation est de s'exprimer vite pour ne pas perdre le fil de l'état d'esprit, garder l'émotion première et surtout ... se faire plaisir et lâcher-prise. Ici, un texte de Régis Roux, à propos de la "galerie peinture intuitive" ; Une abstraction des ombres. S’interroger sur les toiles abstraites, savamment « colorées » de Sophie Duplain, revient à voir quelque état de conscience altérée; je ne fais... Un bon défouloir ... Abstraction totale mais grande concentration. Intention ou pas, la véritable vocation est de s'exprimer vite pour ne pas perdre le fil de l'état d'esprit, garder l'émotion première et surtout ... se faire plaisir et lâcher-prise.

Ici, un texte de Régis Roux, à propos de la "galerie peinture intuitive" ;
Une abstraction des ombres.

S’interroger sur les toiles abstraites, savamment « colorées » de Sophie Duplain, revient à voir quelque état de conscience altérée; je ne fais pas allusion à une déficience mentale mais à l’accès merveilleux d’une vision débarrassée de la raison qui explique, justifie, cherche à reconnaître un objet, une partie du corps, la trace laissée par un élément naturel, quoique le travail de l’eau, du gel et du dégel, du vent têtu puissent pénétrer dans l’esprit.
Aventure du centre d’une réalité en direction d’étoiles bleues.
Que nous montre une toile comme « Contraste 1 » ? Un jeu de cordes sur fond noir ou blanc, un passage horizontal accompagné par des repères nocturnes. L’œil suit ce rapprochement de lignes et d’étendues. Qui a laissé dériver sa conscience comprendra de quelles îles je veux parler.
« GrisTaupeBlanc » est une œuvre qui, choisissant un pôle vertical, construirait davantage en soudant les mêmes tons précédents, mais cela reste au conditionnel; car autant de toiles face au regard qui s’arrête et dissout les sources connues, autant d’orientations possibles avec des surfaces occupant ce qui reste entre les paupières. Un battement de cils montre, avec « Carré Anthracite, » un point au contraire plus dépouillé, plus profond. Ce sont des segments qui ont l’air de se déplacer.
En direction de « Fugue », ou d’ « Eternity », les yeux reprennent ce qui vient du jour avec, cette fois en plus, de l’orange et du rouge, des balancements, des flèches, des effets de matière s’effritant et qui font dire au peintre que la calligraphie est aussi présente, qu’un sens porteur d’énergie accélère. Il est image et miroir, yin et yang, calme et foudre, lumière et mystère souterrain.
De là, ensuite, une série de toiles généreuses parfois franchement bleues, ou alors avec du bronze, du jaune, un ultra-violet des plus fous, une peinture « texturée », « intuitive » selon les mots même de Sophie Duplain, un rayonnement d’or, mais toujours ce dépassement du connu, du limité par les apparences.
Voir est un voyage où le cœur en fête revient parmi des formes, des incidences qui lui ressemblent.

Régis Roux, le 21 décembre 2014.


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